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| Christine Aventin |
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Née en août 71. Liégeoise, dit-on. Célèbre par erreur. Mais encore ?
Rien, qu’une affirmation : « Ce qui précède 2001 relève de l’amnésie ».
Conséquence : Le
Désir demeuré et Portrait nu sont les premiers souvenirs
de sa mémoire sélective.Toute autre information se trouve, ou pas, en
territoire privé. Voire incertain.
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| Rémi Bertrand |
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De Marcinelle à Paris, de Mons à Coxyde, Rémi Bertrand traverse le quotidien en douce compagnie et « fait des livres » en posant sur le monde un regard faussement naïf.
À vingt-quatre ans, il a déjà publié un bref roman sur l’euthanasie (La Mandarine
blanche), un divertissement sur les synonymes (Un bouquin n’est pas un livre) et un « voyage en Delermie » (Philippe Delerm et le minimalisme positif).
www.remibertrand.net
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| Nicolas Crousse |
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Né en 1966, Bruxellois de pure souche, Nicolas Crousse ne sait pas
toujours bien s’il tient plus du Cyclope shakespearien ou du fonctionnaire
lilliputien. La réponse se trouve peut-être au coeur des tribulations
de ses héros dans Kartouch, son troisième livre… qui
est aussi son premier roman. Avant cette plongée dans un univers au
lyrisme picaresque, qui fait au passage un clin d’œil à Don
Quichotte, Pedro Diez Orzas et autres steppes du Transsibérien, cet écrivain
quelque peu tordu avait déjà publié deux recueils de
portraits. Le premier, Grabuge, cosigné sous le masque d’Aimable
Jr et paru chez Flammarion, entonnait l’hymne de quelques empêcheurs
de tourner en rond. Le deuxième, Voxy Lady, célébrait
une ode très personnelle aux voix musicales féminines, de Nina
Simone à Kathleen Ferrier en passant par Lula Pena. |
| Guy Delhasse |
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Passionné de polars et de chansons françaises, Guy Delhasse pratique tous les exercices d'écriture: nouvelles, récits, guides littéraires citadins, mais aussi chroniques musicales dans des revues spécialisées. Auteur de récits humanistes sur le métier d'éducateur, écrivain musical désireux de faire parler les chansons plutôt que les chanteurs, ce touche à tout liégeois gratte aussi la belle à six cordes. Ce qui lui vaut de partir sur les routes, donner des conférences guitare à la main, ajoutant quelques refrains chantés au plaisir des mots sur le papier. |
| Fidéline Dujeu |
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Fidéline Dujeu est née en 1972 d’une mère namuroise et d’un père carolo. Elle leur a pris les bords de Meuse et les hauts de terrils, la citadelle et la Sambre noire. Elle a grandi dans un village, au milieu des champs, elle a vieilli un temps en ville, elle a fui rapidement vers la campagne, la verte région de Philippeville, où elle écrit des romans qui ne laissent planer aucune équivoque sur son amour de la… mer. Coquillages et l’Ile berceau étaient bercés par le clapotis des marées, le chant des sirènes, les cris des mouettes, tous ces bruits de la vie maritime qu’elle écoute avec recueillement, tous les silences aussi. À l’inverse, comme pour surprendre, Guère d’homme fut ancré dans la terre, et même dans le bruit des bombes. D’un bord de guerre, elle a écrit une histoire émouvante où, encore et encore, il est question du mal d’amour. Pourtant, dans la vie de tous les jours, Fidéline rit beaucoup. Elle a quatre enfants, elle anime des ateliers d’écriture. Souvent, vers 15 heures, elle prend le thé. Elle aime alors regarder par la fenêtre, et ne rien faire.
www.fideline-dujeu.net |
| Etienne Ethaire |
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On n’est pas sérieux quant on a quinze ans. Et Étienne Éthaire ne l’est pas.
Il joue au rebelle new wave, en chemises à jabots et en vénération devant
la divine Siouxsie… On n’est pas sérieux quand on a vingt ans. Et Étienne Éthaire ne l’est pas. Il enfile les années d’unif dédiées aux envoûtements du cinéma art et essai et à l’ivresse des slows dans les thés
dansants... On n’est pas sérieux quand on a vingt-cinq ans. Et Étienne Éthaire
ne l’est pas. Il voyage autour de Liège et du monde, sac à dos sur les épaules
et cahier à spirales dans la poche. Il écrit pour la passion des mots glissés
comme des traces d’exil… On n’est pas sérieux quand on a trente ans. Et Étienne Éthaire ne l’est pas. Il travaille comme critique de cinéma et y défend, contre les manigances du commerce, un absolu de cinéphilie. Passent
les années. Étienne Éthaire s’avance-t-il enfin sur la voie de la sagesse
? Il travaille comme éditeur et réserve sa folie à ses personnages de fictions
(La
Langoureuse et Alissia Lone) ou à ses déclarations d’amour intempestives,
et parfois obsessionnelles, aux actrices (Casting).
www.etienne-ethaire.net |
| Vincent Flajac |
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Vincent Flajac est une star. Chaque été, des dizaines de milliers de lecteurs
s’arrachent ses bons mots. Et pourtant, son œuvre romanesque reste confidentielle
(plus pour longtemps, nous prenons les paris !). Quel mystère se cache derrière
cette apparente contradiction ? Vincent Flajac est une des têtes de pont
des jeux de l’esprit publiés par First Editions, autant dire une sommité en
France. Monsieur Mots croisés. Voilà vingt ans que ce vilain coco astiquote
les neurones des vacanciers ludiques ! Qui aime les mots ne peut qu’aimer
les phrases, leur rythme, leur tenue. Ce n’est donc pas une surprise de
découvrir un écrivain sous le chapeau du verbicruciste. Derrière le plaisir
du vocabulaire, Même les ailes ont du sang sur les ailes dévoile
un univers infiniment personnel, entre décontraction et cynisme. Noir de
noir. Mais avec fond de tendresse, toujours. |
| Nathalie Gassel |
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D’une écriture aussi travaillée que son corps d’athlète, Nathalie Gassel s’était attachée, avec Éros androgyne et Musculatures, à célébrer la chair et en
affirmer la puissance. Jusqu’à l’écriture décisive des Années d’insignifiance, où elle sonde le contexte transgressif et déchiré de son enfance, elle ne cesse d’affirmer le faisceau de ses diverses radicalités. Récit plastique confirme cet univers singulier en explorant aussi sa dimension photographique. |
| Emmanuelle Jowa |
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L’auteur de Playgirl naît à Liège dans les
golden sixties - elle est fière comme Artaban de ce statut de graine
du baby-boom dans la Cité Ardente. Après une jeunesse semi-ardennaise à écouter
Slade au coin du feu tout en scandant son latin, elle passe un an aux Etats-Unis,
puis obtient une licence en journalisme à l'ULB. Elle travaille comme
pigiste à la radio belge, donne dans la publicité à Londres,
la bien-aimée, avant de plonger comme un seul homme dans la presse écrite
: pour le quotidien Le Matin, et ensuite les hebdos Le Vif L'Express, Match
Belgique et La Tribune de Bruxelles. Cette journaliste besogneuse
aime, dans le désordre, le macrocosme anglo-saxon, la natation, le fromage
en quantités inconsidérées, le vieux ska, le vieux ski
aussi. Et entretient, la larme à l'oeil, le culte des idoles d'antan
: Hercule Poirot, Guy Bedos, Robert De Niro. Officiellement athée, elle
a ses demi-dieux. Et ses sources sacrées. On ne vit qu'une ou deux fois
par exemple, tel est son credo, inspiré d'un bon Bond de derrière
les fagots. |
| Patrick Legrand |
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Compétiteur acharné, écumant les tournois d’échecs depuis les années 80, Patrick
Legrand se situe aux 1900 Elo sur l’échelle de Richter des joueurs d’échecs.
Les spécialistes apprécient. Le principal intéressé, lui, n’en a cure. Plutôt
que de potasser ses bouquins d’ouvertures pour améliorer ses « performances »,
il observe impitoyablement ses congénères et en tire matière à un livre à l’humour
corrosif, Mémoires d’un joueur d’échecs lamentable, en référence non
fortuite à Groucho Marx. Devant le succès de librairie de ce premier opus aujourd’hui épuisé,
l’auteur ne pouvait laisser sa caricature du monde échiquéen en si bon chemin. Des
Fous et des Rois poursuit donc la passe d’armes avec quelques reprises
indispensables (et remises au goût du jour) et une foule d’inédits à l’inestimable
drôlerie. |
| Christophe Léon |
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Après des études artistiques tronquées qui le conduisent vers une carrière ratée de joueur professionnel de tennis, Christophe Léon passe de nombreuses années à douter. De lui — ce qui n’est pas un grand mal —, mais aussi de la société — ce dont elle n’a cure. Un temps engagé dans le monde professionnel, il se décide à vivre pauvrement dans le luxe : l’écriture. Tu t’appelles Amandine Keddha, Palavas la Blanche, Journal d’un étudiant japonais à Paris et maintenant Beaux-Arts construisent ce qu’il convient d’appeler une œuvre romanesque forte. En marge de ces fictions, l’auteur s’attaque parfois à cette société — qui s’en fout royalement — dont il met les valeurs en question. Ainsi Écoloco vilipende le capitaliste irrespectueux de l’environnement et Écran plat éteint tous les feux cathodiques. Une implosion.
www.christophe-leon.com |
| Véronique Navarre |
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Pendant que d'aucuns s'escriment à coup de labeur culturel à s'acheter
une crédibilité de créatif, voici une femme qui se contente
de suivre sa nature et d'être ce qu'elle est pour imposer, sans le faire
exprès, une authentique personnalité d'artiste. Véronique
Navarre n'est pas seulement peintre, restauratrice de meubles anciens ou auteur
d'un recueil intimiste sur les voix musicales masculines (Voxy Man).
C'est aussi, et toujours à son insu, une muse idéale, dont l'existence
dense et généreuse, sombre et lumineuse, inspire autant qu'elle
déroute. Un peu à la façon de Gena Rowlands, pour qui
-tiens tiens- elle éprouve une affection presque aussi forte que pour
l’œuvre de Chaïm Soutine ou pour la prose de Rainer Maria Rilke. |
| Jean-Pierre Verheggen |
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On ne présente plus Jean-Pierre Verheggen, l’écrivain qui cuisine le langage à sa sauce de gourmet. Ce chef-coq des lettres belges n’aimerait d’ailleurs pas un portrait académique de sa personne aussi barbue que vive d’esprit, aussi truculente qu’iconoclaste. On ne présente d’ailleurs guère plus son œuvre où cohabitent poésies et romances, contes et mécomptes, pets de mots et gerbes de phrases. Le rappel de quelques titres-clés (Le
degré Zorro de l'écriture, Divan le terrible, Vie et mort pornographique de Madame Mao, Porches, porchers, Pubères, putains, Les folies belgères, Artaud Rimbur, Ridiculum vitae, Du même auteur chez le même éditeur) suffit à en donner le ton jubilatoire. Après un Gisella douloureux et émouvant, en hommage à son aimée disparue, Jean-Pierre Verheggen revient à l’humour avec Portraits
crachés. Pour cette bonne cause, dresser le Panthéon belge, il s’est entouré de quelques dessinateurs aussi doués que lui dans l’art du postillon délicat. |
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