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Le roman. Un électrochoc émotionnel
Premier roman. Etienne Ethaire prend le lecteur aux tripes. Et au sexe. Son deuxième roman confirme une trash-attitude qui consiste à planter un décor en huis-clos, puis à y installer une atmosphère étouffante par la maîtrise d’une langue sèche et rigoureuse. La méthode rappelle cette phrase de Catherine Breillat : « Le cru, c'est la manière de se mettre la réalité en face. C'est l'émotion, c'est une émotion vraie ».
Le personnage. Alissia Lone
Une crique déserte. Un pavillon isolé sous la canicule. Même les nuits sont moites, écrasées d’une chaleur accumulée qui fait tourner les têtes. Alissia Lone, reine de l’audimat, passe ses vacances à Port-Aden. Elle traîne ses insomnies en de longues balades dans la ria. Une nuit de lune presque pleine, elle croise trois hommes en overdose de testostérone. Face à la bestialité masculine, Alissia Lone s’accroche à la vie. Sa vie passée. Sa vie future, peut-être.
L’auteur. Étienne Éthaire
Un an après avoir secoué les bonnes consciences en célébrant un inceste lesbien (La Langoureuse), Etienne Ethaire aborde un autre sujet délicat : la violence faite aux femmes par le canal de la sexualité. Cet homme de 36 ans, qui écrit de pures fictions au « je féminin », pose ainsi quelques lumières sur son impitoyable univers : la dénonciation du machisme, l’angoisse de la mort, l’impérieuse nécessité du bonheur. Avec en toile de fond, cette terrifiante sentence : la vie est de toute manière trop courte. |
• Collection: Fulgurances
• ISBN: 2-930377-05-4
• Prix: 10 euros
| Les couvertures auxquelles vous avez échappé... |
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"Mon idée première était d'illustrer le livre par des photos d'étoile, le personnage d'Alissia Lone se raccrochant à la Grande Ourse pour s'évader du désastre qui se joue dans son corps. Mais Samuel, notre photographe-maison n'appréciait pas cette idée qu'il jugeait esthétiquement peu prometteuse. La difficulté était alors d'illustrer un sujet aussi délicat (un viol) sans tomber dans le racoleur, dans l'explicite. Nous voulions avant tout éviter l'image de la barbarie. Il nous semblait que le corps d'Alissia Lone devait être absent de la photo. Quand Samuel a proposé l'idée des traces laissées dans le sable..." Philippe Bachy
"Presque tout figurait dans le sable. Tous les éléments de l'après. Je n'y ai rajouté que ma main. Ensuite, j'ai effectué le travail au labo de façon plus aléatoire que d'habitude et j'ai beaucoup appris sur les effets obtenus. J'aime beaucoup la couverture finale. je crois que j'en suis fier. Je ne sais pas pourquoi j'éprouve cela." Samuel Nicolaï |
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