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Le roman. Des tranches de vie
Volontiers argotique, choyant le langage de la rue à la façon de Djian, s’autorisant des échappées verbales dignes de Queneau, voici un premier roman où le tragique, en se collant aux fesses des personnages, se dispute avec l’humour omniprésent. Dans l'air du temps? Oui. Avec, en prime, un petit regard sur la vie qui lui confère un grand supplément d’âme.
Les personnages. Marie , Jacques et Belle-Île
Il y a Marie. Qui passe trois heures par jour sur un cageot. A attendre. Sous son nom de scène, Zoé la Rousse.
Il y a Jacques. Qui s’autoproclame « vieux con ». Tout en s’accordant des circonstances atténuantes : « C’est inné, familial, de pure race ».
Et puis, il y a Belle-Île en Mer. Un lopin de terre dans l’Atlantique. Sauvage et tourmenté, comme Marie et Jacques.
L’auteur. Vincent Flajac
La vie de Vincent Flajac est une succession d’expériences limites, et d’autant de dépucelages. Verbicruciste de profession, sculpteur sur souche, peintre du chaos, scénariste de l’Apocalypse, ce Belge déraciné sur Paris brûle à toutes les cartouches et joue sa vie comme au casino. Le voici sacrifiant sa virginité sur l’autel du genre romanesque. Un genre qui, définitivement, lui ressemble. Masculin et très singulier.
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• Collection: Fulgurances
• ISBN: 2-930377-03-8
• Prix: 11,95 euros
| Les couvertures auxquelles vous avez échappé... |
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"La série provient d'un périple savoureux à Belle-Ile en Mer. Savoureux parce que je voyageais seul à moto et que cela me permettait de donner libre cours à mes envies de découverte. Beaucoup de clichés furent pris dans cette excitation. Il en résulte plusieurs paysages en bord de mer aux connotations franchement étranges, voire mystiques. J'aimais bien. Une deuxième escapade fut organisée. Mais cette fois, j'étais accompagné d'une modèle. Nous avions tous deux lu le manuscrit. Je lui laissais le choix de ses déambulations, faits et gestes. Je déclenchais l'obturateur de mon 24-36 quand j'en avais envie. Nous avons donc joué sur l'inspiration du lieu et sur nos souvenirs de moments de lecture. Prendre une photo est parfois une intimité partagée entre différents éléments. C'est parfois difficile, on se débat quand même, je laisse tomber... Ou alors c'est agréable, et je déclenche." Samuel Nicolaï. |
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